Médecin de PMI : recrutement et emploi

 

Cette profession est un métier passionnant et c'est un secteur qui offre des emplois. Un médecin territorial EJF ou PMI joue un rôle important. Il développe la politique médicale et médico-sociale locale. Il exerce dans le secteur infantile et de la jeunesse. Globalement, le médecin de PMI joue un rôle prépondérant dans la protection maternelle et de l'enfant.

Il s'adapte au besoin local en relation avec le médecin conseil départemental et l'exécutif territorial.

Le médecin de PMI est le chef de service et occupe le poste de référent de tous les professionnels EJF et PMI du territoire.

Il peut travailler pour les collectivités territoriales ou pour le conseil départemental. Il arrive que le médecin de PMI exerce également pour la fonction publique territoriale ou qu'il exerce au sein du cadre de l'emploi des médecins territoriaux. 


 

Une action au cœur de la prévention

Le médecin de PMI est responsable de l'action départementale de protection maternelle et infantile.

Il est le maillon indispensable de l'action impulsée par le Département et relève du Conseil Général.

Son intervention se fait de concert avec différents intervenants techniques sur le Département et requiert des compétences médicales spécialisées.


 

Fonction du médecin de PMI : une porte ouverte à tous ?

 

Les médecins accédant à la fonction de médecin de PMI sont titulaires d'un D.E.S de Pédiatrie, Gynécologie-Obstétrique ou de Santé publique.

Un concours territorial permet par ailleurs une titularisation du médecin.

Cependant, la carence démographique des médecins de PMI titularisés a conduit au développement de l'exercice de la médecine préventive en PMI en qualité de contractuel ou de vacataire.

Les médecins de PMI, bien qu'exerçant une activité bien spécifique, n'ont toujours pas obtenu la reconnaissance de leur spécialité, au contraire des médecins généralistes libéraux... ce qui n'a pas été sans générer certaines revendications du corps médical.

 

Les missions et le recrutement du médecin de PMI

 

Le recrutement de médecin de PMI est donc spécifique, comparé au recrutement du médecin du travail, par exemple. Les médecins de PMI sont des médecins salariés n'exerçant pas dans un établissement spécialisé dans la fourniture de soins hospitaliers.

Médecin de Protection Maternelle et Infantile consiste à assurer une mission de prévention sanitaire, de conseil ou de contrôle dans le ressort du Conseil Général qui les emploient.

Les actions du médecin de PMI concernent la mère et l'enfant avec notamment une intervention prénatale (actions de prévention en faveur des femmes enceintes), des actions en faveur de la petite enfance (bilans en école maternelle en liaison avec les infirmières et puéricultrices, surveillances des établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans) outre un travail administratif avec suivi des déclarations de grossesse des femmes enceintes et des certificats de santé.

Les médecins de PMI exercent donc  une activité spécifique à part entière et sont au carrefour de l'action médicale et territoriale, pris entre déontologie médicale et respect du statut réservé à leur fonction.


 

Zoom sur les obligations déontologiques des médecins de Protection Maternelle et Infantile

Devenir médecin en PMI requiert la soumission aux règles déontologiques ordinaires mais aussi à celles spécifiques réservées aux médecins salariés prévues dans le code de la santé publique.

On retiendra notamment les articles :

 R4127-1 à R4127-31 Devoirs généraux des médecins

R4127-95 à R4127-99: Exercice salarié de la médecine.

Indépendance, secret professionnel, formation médecin de PMI, rémunération sont autant de points clés relevant d'une discipline déontologique à ne pas négliger pour les médecins de PMI.

La conciliation des impératifs déontologiques et de ceux de l'administration territoriale est difficile et a généré l'éclosion d'associations, telle l''Association nationale des médecins des collectivités territoriales (Méditoriales) avec pour objectif, notamment, le renforcement du statut du médecin de PMI dans l'exercice de sa fonction territoriale.

La fonction et la spécialisation des médecins de PMI ne manquent pas de continuer à faire couler beaucoup d'encre tant que les revendications de ces derniers resteront en suspens...

Les qualités du médecin territorial

 

Le rôle du médecin de PMI nécessite de nombreuses qualités en plus des connaissances. Un bon médecin généraliste doit savoir travailler en équipe et doit avoir uneexcellente capacité d'analyse et de synthèse.

Sa profession demande beaucoup d'organisation et il doit être capable de bien s'exprimer en face de son patient. En parallèle à sa capacité d'expression orale, il est essentiel qu'il soit capable de bien s'exprimer à l'écrit lors des comptes-rendus. Savoir être et bienveillance sont deux qualités à avoir pour être un bon médecin de PMI. 

Niveau d’études et les diplôme requis pour exercer

Pour devenir un médecin de PMI, le diplôme d’État de médecine est obligatoire. La spécialisation requise est soit en pédiatrie, soit généraliste.

Salaire perçu par le médecin de PMI

 

En moyenne, le salaire brut mensuel d’un médecin territorial de PMI ou EJF est d’environ de 2 100 euros en début de carrière. En fin de carrière, il pourra percevoir jusqu’à 5 600 euros par mois ainsi que des primes ou des indemnités qui varient selon les collectivités. 


 

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C’est un rendez-vous chaque année : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie son rapport sur la tuberculose, la maladie infectieuse la plus mortelle au monde. En 2018, ce sont 1,5 million de personnes qui en sont mortes alors que la maladie en a contaminé 10 millions d’autres. Ces chiffres sont en baisse, mais celle-ci est encore très insuffisante.Toutes les deux minutes, cinq personnes meurent de la tuberculose dans le monde. Au total, l’an dernier, ce sont ainsi 1,5 million de malades qui ont péri à cause de Mycobacerium Tuberculosis, le bacille responsable de l’infection. Un quart de la population humaine est infectée, et donc à risque de développer effectivement une tuberculose. Cette épidémie ralentit, certes, mais pas suffisamment selonl’OMS : elle a encore contaminé 10 millions de personnes en 2018.Les objectifs fixés par la communauté internationale sont pourtant ambitieux. Pour la première fois, le 26 septembre 2018, les Nations unies organisaient une assemblée générale sur le sujet. L’engagement était alors pris d’en finir avec la maladie d’ici 2030, avec plusieurs étapes d’ici là. La première est fixée pour 2020, et comme l’écrit l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport : « le monde n’est pas sur la bonne trajectoire. »Concrètement, le nombre de cas entre 2015 et 2018 a diminué de 6,3 %. Ce chiffre doit atteindre 20 % d’ici l’année prochaine ; on en est loin. Même dynamique au sujet de la mortalité : celle-ci a diminué de 11 % ces trois dernières années, il faudra atteindre 35 % en 2020. Cependant, ces tendances globales masquent de fortes disparités régionales. Huit pays seulement (l’Inde, la Chine, l’Indonésie, les Philippines, le Pakistan, le Nigéria, le Bangladesh et l’Afrique du Sud) concentrent à eux seuls les deux tiers des nouveaux cas.Vers un meilleur dépistageL’une des difficultés rencontrées consiste à mieux dépister les malades. L’OMS estime ainsi qu’1 nouveau cas sur 3 n’est pas correctement détecté, et n’est donc pas traité. De plus, même après un diagnostic positif, tout le monde n’est pas pour autant suivi ensuite. Mondialement, seules 7 personnes malades sur 10 reçoivent des médicaments. C’est d’autant plus dommageable que les traitements utilisés contre la tuberculose sont efficaces. Quand la maladie est correctement prise en charge, elle est vaincue dans 85 % des cas. On estime ainsi que 58 millions de vies ont été sauvées depuis l’an 2000 grâce à ces traitements.Mais voilà, certains cas de tuberculose ne répondent plus aux médicaments, on dit qu’ils sont devenus résistants et c’est l’un des grands enjeux de la lutte contre la maladie. Cela a concerné 500 000 personnes l’an dernier, mais seul un tiers d’entre elles se sont vues proposer un traitement dit « de seconde ligne » efficace.►À lire aussi : L’Inde face au fléau de la tuberculose résistante aux antibiotiquesDu côté de la prévention, des progrès sont également enregistrés, mais ils sont là aussi bien loin d’être aussi importants qu’il faudrait. L’un des moyens les plus efficaces consiste à fournir un traitement aux personnes contaminées par Mycobacerium Tuberculosis avant qu’elles ne développent la maladie, avec une importance particulière accordée aux enfants de moins de 5 ans. Cela a été le cas l’an dernier pour 350 000 d’entre eux, un chiffre qui a quadruplé par rapport à 2015, mais on est encore loin d’atteindre les 4 millions d’enfants qui pourraient recevoir un tel traitement préventif.Un manque de financement criant« Il est temps d’agir », proclame l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport. Mais pour cela, il faudra de l’argent : c’est en effet le manque de financement qui explique en bonne partie la différence observée entre objectifs et résultats sur le terrain. On estime en effet qu’il faut investir 10 milliards de dollars par an pour espérer vaincre la tuberculose. Or, il a manqué 3 milliards de dollars l’an dernier. Même histoire du côté de la recherche : sur les 2 milliards de dollars annuels jugés nécessaires, seuls 800 millions ont été mobilisés l’an dernier. C’est en partie pour cette raison qu’aucune nouvelle avancée médicale n’a eu lieu en 2018 et 2019. Il n’existe par exemple toujours pas de test de dépistage de la tuberculose rapide, fiable et facilement déployable sur le terrain. De la même manière, le vaccin se fait attendre, même si l’OMS note que 14 candidats sont en ce moment en court d’essais cliniques.

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