Médecin anesthésiste : recrutement et emploi

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Etre médecin-anesthésiste c'est emprunter la voie d'une discipline médicale à haute responsabilité.

Le médecin-anesthésiste tient entre ses mains la vie de son patient, de l'endormissement au réveil, il prodigue les gestes techniques garant de la santé de ce dernier.

Pour être médecin anesthésiste, avant d'avoir des capacités scientifiques de haut niveau, il faut avant tout faire montre de beaucoup de sang froid et savoir gérer ses émotions.

Quel rôle joue l’anesthésiste 

 

Etre médecin-anesthésiste c'est emprunter la voie d'une discipline médicale à haute responsabilité. Le médecin-anesthésiste tient entre ses mains la vie de son patient, de l'endormissement au réveil, il prodigue les gestes techniques garant de la santé de ce dernier. Pour être médecin anesthésiste, avant d'avoir des capacités scientifiques de haut niveau, il faut avant tout faire montre de beaucoup de sang-froid et savoir gérer ses émotions.

L'anesthésiste-réanimateur est un médecin qui intervient avant, pendant et après toute opération chirurgicale qui nécessite une anesthésie générale ou locorégionale. Lors d'une consultation préopératoire, il évalue l'état général du patient, choisit la technique d'anesthésie la plus appropriée et rassure le patient. Son rôle psychologique à cette étape est loin d'être négligeable. En cours d'intervention, et en liaison étroite avec le chirurgien, il utilise un matériel ultrasophistiqué (électrodes, moniteur, défibrillateur, appareil de mesure d'oxygène dans le sang, neurostimulateur...) pour surveiller l'état du patient, et intervenir si nécessaire. Après l'intervention, l'anesthésiste contrôle la réanimation de l'opéré en salle de réveil, puis assure le suivi postopératoire.

A côté des interventions ou opérations programmées, le métier se pratique aussi dans l'urgence (accidents, intoxications, situations critiques...). Dans ce cas, le médecin anesthésiste doit intervenir avec sang-froid et rapidité pour comprendre l'origine du problème et mettre en place les techniques de réanimation appropriées.


 

Démographie des médecins anesthésistes

Il y aurait en France plus de 10 000 médecins anesthésistes réanimateurs, répartis de façon inégale en France.

Les médecins anesthésistes ont un niveau d'études de 11 ans après le baccalauréat, ce qui représente une des durées d'études les plus longues.

Cela n'est semble- t- il pas ce qui influe le plus sur la démographie des médecins anesthésistes réanimateurs. En effet, ce sont plus des considérations liées à l'augmentation des charges afférentes à la responsabilité médicale qui ont tendance à décourager les jeunes générations.

Les départs futurs à la retraite devront inévitablement être compensés si l'on ne veut pas tomber dans une situation de grave pénurie.

En 2007, la moyenne d'âge des médecins anesthésistes était de presque 49 ans. Par ailleurs, cette spécialité ne semble pas trop attirer les femmes puisque les statistiques révèlent une forte présence masculine dans la profession de médecin anesthésiste.

Lieu d'exercice de la profession              

Comme tout spécialiste, le médecin anesthésiste peut choisir d'exercer en établissement privé ou public.

Les rémunérations peuvent varier d'un établissement à l'autre ainsi qu'en fonction de la région.

Plus il y aura pénurie et meilleure sera la rémunération du médecin anesthésiste.

Ceci étant, la profession de médecin anesthésiste est certainement une des plus rémunératrices dans la catégorie des spécialisations en raison des fortes charges en termes de paiement des assurances responsabilités professionnelles.

 

Formation pour exercer la profession

En tant que médecin, l’anesthésiste-réanimateur a franchi toutes les étapes du cursus des études de médecine : Paces, concours, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e années de médecine.

Après ces six années de formation, le futur praticien passe les épreuves classantes nationales (ECN, internat) : le classement à l’issue des ECN détermine la possibilité plus ou moins large de choisir sa spécialité.

La spécialité anesthésie-réanimation fait l’objet d’une formation en 4 ou 5 ans qui inclut de très nombreux stages dans les services hospitaliers et services de garde et débouche sur un DES qui valide des compétences très pointues en anesthésie-réanimation. Après le DES et une soutenance de thèse devant un jury, le postulant obtient le diplôme d’État de docteur en médecine.

 

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Actualité médical santé

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C’est un rendez-vous chaque année : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie son rapport sur la tuberculose, la maladie infectieuse la plus mortelle au monde. En 2018, ce sont 1,5 million de personnes qui en sont mortes alors que la maladie en a contaminé 10 millions d’autres. Ces chiffres sont en baisse, mais celle-ci est encore très insuffisante.Toutes les deux minutes, cinq personnes meurent de la tuberculose dans le monde. Au total, l’an dernier, ce sont ainsi 1,5 million de malades qui ont péri à cause de Mycobacerium Tuberculosis, le bacille responsable de l’infection. Un quart de la population humaine est infectée, et donc à risque de développer effectivement une tuberculose. Cette épidémie ralentit, certes, mais pas suffisamment selonl’OMS : elle a encore contaminé 10 millions de personnes en 2018.Les objectifs fixés par la communauté internationale sont pourtant ambitieux. Pour la première fois, le 26 septembre 2018, les Nations unies organisaient une assemblée générale sur le sujet. L’engagement était alors pris d’en finir avec la maladie d’ici 2030, avec plusieurs étapes d’ici là. La première est fixée pour 2020, et comme l’écrit l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport : « le monde n’est pas sur la bonne trajectoire. »Concrètement, le nombre de cas entre 2015 et 2018 a diminué de 6,3 %. Ce chiffre doit atteindre 20 % d’ici l’année prochaine ; on en est loin. Même dynamique au sujet de la mortalité : celle-ci a diminué de 11 % ces trois dernières années, il faudra atteindre 35 % en 2020. Cependant, ces tendances globales masquent de fortes disparités régionales. Huit pays seulement (l’Inde, la Chine, l’Indonésie, les Philippines, le Pakistan, le Nigéria, le Bangladesh et l’Afrique du Sud) concentrent à eux seuls les deux tiers des nouveaux cas.Vers un meilleur dépistageL’une des difficultés rencontrées consiste à mieux dépister les malades. L’OMS estime ainsi qu’1 nouveau cas sur 3 n’est pas correctement détecté, et n’est donc pas traité. De plus, même après un diagnostic positif, tout le monde n’est pas pour autant suivi ensuite. Mondialement, seules 7 personnes malades sur 10 reçoivent des médicaments. C’est d’autant plus dommageable que les traitements utilisés contre la tuberculose sont efficaces. Quand la maladie est correctement prise en charge, elle est vaincue dans 85 % des cas. On estime ainsi que 58 millions de vies ont été sauvées depuis l’an 2000 grâce à ces traitements.Mais voilà, certains cas de tuberculose ne répondent plus aux médicaments, on dit qu’ils sont devenus résistants et c’est l’un des grands enjeux de la lutte contre la maladie. Cela a concerné 500 000 personnes l’an dernier, mais seul un tiers d’entre elles se sont vues proposer un traitement dit « de seconde ligne » efficace.►À lire aussi : L’Inde face au fléau de la tuberculose résistante aux antibiotiquesDu côté de la prévention, des progrès sont également enregistrés, mais ils sont là aussi bien loin d’être aussi importants qu’il faudrait. L’un des moyens les plus efficaces consiste à fournir un traitement aux personnes contaminées par Mycobacerium Tuberculosis avant qu’elles ne développent la maladie, avec une importance particulière accordée aux enfants de moins de 5 ans. Cela a été le cas l’an dernier pour 350 000 d’entre eux, un chiffre qui a quadruplé par rapport à 2015, mais on est encore loin d’atteindre les 4 millions d’enfants qui pourraient recevoir un tel traitement préventif.Un manque de financement criant« Il est temps d’agir », proclame l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport. Mais pour cela, il faudra de l’argent : c’est en effet le manque de financement qui explique en bonne partie la différence observée entre objectifs et résultats sur le terrain. On estime en effet qu’il faut investir 10 milliards de dollars par an pour espérer vaincre la tuberculose. Or, il a manqué 3 milliards de dollars l’an dernier. Même histoire du côté de la recherche : sur les 2 milliards de dollars annuels jugés nécessaires, seuls 800 millions ont été mobilisés l’an dernier. C’est en partie pour cette raison qu’aucune nouvelle avancée médicale n’a eu lieu en 2018 et 2019. Il n’existe par exemple toujours pas de test de dépistage de la tuberculose rapide, fiable et facilement déployable sur le terrain. De la même manière, le vaccin se fait attendre, même si l’OMS note que 14 candidats sont en ce moment en court d’essais cliniques.

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