Médecins : le bonheur est dans la campagne !

Médecins : le bonheur est dans la campagne !

« Le bonheur est dans le pré, cours y vite cours y vite ; le bonheur est dans le pré, cours y vite. Si tu veux le rattraper, cours y vite il va filer » ( Paul Fort).

 Il est des souvenirs d’enfance, de bon ou mauvais élève, au pupitre devant la classe à réciter une poésie dont on ne comprenait pas toujours le sens.

Et avec le temps, tout s’éclaire. L’horizon qui devient plus distinct, un chemin se fraie devant vous, celui où vous savez que c’est là que vous allez vous accomplir et servir votre prochain.

Ce chemin intérieur, le docteur Patrick Laine l’a fait avec une humilité sans pareille. Fils d’un couple de médecins notable installés à la ville (un père médecin généraliste à Annecy et une mère pédiatre), Patrick Laine décide d’emprunter la voie de la médecine non pas pour faire comme papa ou maman mais pour aider son prochain comme il explique simplement. « Mon grand-père maternel a été hémiplégique et j’ai passé beaucoup de temps à l’aider, cela a créé une vraie vocation en moi ». Le docteur Laine n’a pas évolué dans l’univers médical avec une cuillère dorée dans la bouche, il a choisi son  propre parcours et assumé ses choix. « J’ai financé seul mes études et après avoir réussi avec brio aux épreuves classantes, j’ai eu le choix de mon lieu d’internat. J’ai choisi Vesoul parce que j’aimais Brel. J’ai eu l’occasion de faire de nombreux remplacements à la campagne et j’ai trouvé immédiatement ma voie : j’étais fait pour la médecine de campagne. A l’époque, la médecine de campagne n’était pas dévalorisée, tous les médecins cherchaient un cabinet à racheter pour s’installer mais mon père aurait souhaité que je reprenne son cabinet de ville à Annecy. J’ai eu l’occasion de l’y remplacer quelques fois mais j’ai tout de suite saisi que j’étais fait pour être un médecin de campagne ».

De la ville à la campagne, il n’y a qu’un pas

A la question traditionnelle posée au docteur Laine pour tenter de comprendre les freins des médecins pour s’installer à la campagne, ce passionné de médecine et des gens répond clairement qu’il s’agit d’une mauvaise appréciation de la situation par le grand public. « La médecine générale a été dévalorisée. On en a fait une spécialité par défaut alors qu’il faut être fier d’être médecin et en particulier médecin de campagne. En tant que médecin de campagne, j’ai la chance d’accompagner quatre générations d’une même famille. Je soigne quasiment tout le monde dans la famille et je deviens un peu un membre de la famille. La relation entre les gens de la campagne et le médecin est une relation de sincérité, de respect de loyauté, j’ai presque envie de dire d’amour réciproque. Je suis tout autant attaché à mes patients qu’ils le sont à moi. C’est la raison pour laquelle j’attends de trouver un successeur qui ait les mêmes valeurs pour me retirer. » Une transition qui se fera avec un accompagnement selon le besoin du médecin qui aura décidé de venir s’enraciner à la campagne. Temps partiel, temps plein, le docteur Laine a tout prévu : « j’ai un grand cabinet qui a deux salles d’attentes et la capacité d’accueillir deux médecins si ces derniers veulent travailler en temps partagé. Au fil des 36 ans d’installation libérale, ma patientèle s’est élargie aux bassins de population environnante. Saulnot est une commune bien desservie par les réseaux autoroutiers et routiers, par les services publics (avec des écoles très accessibles et proches), nous disposons de la fibre et sommes dans un bon accès numérique ce qui permet aussi d’ajouter un service de télémédecine en renfort à la pratique professionnelle du médecin, s’il le souhaite. En ce qui me concerne, rien ne remplacera jamais le regard du médecin posé sur son patient ni une poignée de main ni une visite à domicile pour comprendre l’univers et le contexte du patient. Ceci étant, je peux comprendre que les modes d’exercice puissent changer et je veux rassurer les générations les plus jeunes de médecin : campagne n’est pas synonyme d’archaïsme. Nous disposons de toutes les commodités avec un petit plus que la ville : le temps nous appartient. Ici, nous ne perdons pas des heures dans les embouteillages. Lorsque je pars en visite ce n’est que pour aller vers une patientèle isolée et dépendante, les autres m’épargnent et viennent spontanément en visite au cabinet.  Mes tournées sont faciles et agréables alors que nombre de confrères des villes nous racontent leurs déboires pour faire des visites à domicile (pas de places de stationnement, perte de temps dans le trafic si ce n’est pas la verbalisation de leur véhicule pendant leur exercice professionnel). A la ville, tout est plus vrai, direct et la relation avec les patients est très profonde. Il y a une grande loyauté et fidélité. Il n’est pas un jour où je ne rentre pas chez moi avec une marque d’attention de l’un de mes patients, cerises quand c’est la saison, gibier, cadeaux en tout genre. Ce n’est pas cela qui motive mon action mais il est certain que si un médecin cherche aujourd’hui une qualité de vie,  je n’ai qu’un conseil à lui donner c’est de venir la créer en milieu rural. »

Les médecins de campagne : des médecins tout terrain ?

A 68 ans, le docteur est prêt à rendre la blouse mais non sans un pincement au cœur. Mais une question se pose : est –ce que tout le monde peut avoir vocation à devenir médecin de campagne ? Nous nous sommes interrogés sur le portrait-robot du médecin de campagne et avons clairement posé la question à ce médecin qui n’a pas hésité à quitter la ville pour vivre et s’installer à la campagne en 1983, quand les accès et conditions de vie de la campagne étaient moins douces qu’aujourd’hui. «  Le médecin de campagne est un médecin de cœur qui a de l’humanité, de l’humilité, de l’écoute, de l’empathie. Nombre de médecins sont devenus généralistes malheureusement en raison du numérus clausus alors qu’ils voulaient embrasser une autre carrière  que celle de généraliste. Et bien la médecine de campagne est une formidable occasion d’exercer la médecine dans la diversité. En ce qui me concerne je fais de la rhumatologie, de la gynécologie, de la dermatologie, de la médecine d’urgence, de la gynécologie, de la pédiatrie. Rendez-vous compte, il  y a des mamans que j’ai suivies enceintes alors que je les avais pesées à mon cabinet quand elles étaient nourrissons ! Le médecin de campagne est un médecin de réconfort, de présence, d’accompagnement des premiers instants et aussi des derniers instants. Nous sommes un rempart. Si une personne a poussé les portes de la faculté de médecine avec la volonté d’être utile à son prochain, c’est l’occasion pour lui de le sentir pleinement. Mon cabinet est composé d’environ 25% de moins de 15  ans, 30% de plus de 70 ans et le reste de la population dans l’autre tranche d’âge (16-70 ans). Ainsi, être médecin de campagne, c’est être le témoin et l’un des acteurs de la vie de familles du plus jeune âge au plus ancien et accompagner toutes les populations. Une population qui me le rend bien. Si c’était à refaire je recommencerai tout. Je suis disponible en continu car c’est mon choix mais les patients sont si généreux et si respectueux que je sais que toute organisation mise en place par mon successeur sera la bienvenue pourvu qu’il continue à les écouter, les aimer et les accompagner avec tout son cœur. C’est ça la médecine de campagne : l’amour d’autrui. Pas besoin d’aller s’inscrire à médecins du Monde : Médecins, jeunes et moins jeunes, les campagnes vous font de la place. Elles vous tendent la main, donnez- leur une écoute et venez tenter l’expérience !

En ce qui me concerne, j’ai décidé de prendre le temps de faire une passation de clientèle en douceur au rythme du ou des médecins qui souhaiteront vivre une vie passionnante et très enrichissante personnellement comme j’ai eu la chance de le vivre. Temps plein, temps partiel, tout est envisageable pourvu que le cœur y soit !

Comme le docteur Laine, les départs à la retraite des médecins de campagne sont nombreux… de belles perspectives de développement professionnels pour les médecins désireux de changer de vie et d’aller vers une médecine de qualité et de profondeur.

Pour entrer en contact avec le docteur Laine : doct.patrick.laine@wanadoo.fr; 06 86 17 70 69

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Actualité médical santé

Lors de sa visite à Tamatave mardi, le président malgache a annoncé le démarrage des essais cliniques d’une solution injectable « à base d’artemisia » pour soigner les personnes atteintes du Covid-19. Des essais pratiqués dans les hôpitaux de la ville portuaire ainsi que dans ceux de la capitale, « avec l’aval du comité scientifique malgache et de l’OMS ». Cette annonce, largement reprise dans les médias, a toutefois été tempérée et contredite mercredi par la Présidence elle-même. De son côté, l’OMS se défend d’une quelconque validation.Avec notre correspondante à Antananarivo,Mardi 26 mai, au Palais de Région Atsinanana, devant un parterre d’autorités et de soignants, Andry Rajoelina annonce : « Il y a déjà un essai clinique de grande envergure en cours aux Etats-Unis d’un remède en injection à base d’Artemisia. Ce remède existe déjà ; nous l’utiliserons. Ça a déjà été discuté avec l’OMS. […] Madagascar a reçu toutes les autorisations nécessaires auprès du comité scientifique pour pouvoir réaliser cet essai clinique ici aussi. » Contactée, la médecin Michelle Sahondrarimalala, directrice des études juridiques de la Présidence donne des précisions au sujet de ce 3e protocole de traitement fraîchement lancé. « En fait, il y a une confusion. Peut-être que les médias n’ont pas compris ce que le président a voulu annoncer. Il y a 3 protocoles qu’il faut distinguer. Le 1er, c’est un protocole de traitement qui associe la chloroquine et l’azythromycine. C’est une bithérapie qui est inspirée du traitement élaboré par le professeur Raoult. Il a été administré au tout premier patient atteint du Covid-19 et autorisé par le comité d’éthique de Madagascar. Cela ne rentre pas dans le cadre d’un essai clinique puisque ce sont 2 médicaments qui ont déjà été utilisé pour traiter d’autres maladies. »« Le 2e protocole concerne le tambavy CVO, remède traditionnel amélioré élaboré sur la base du guide de l’OMS sur les études cliniques en matière de médecine traditionnelle en Afrique, poursuit Michelle Sahondrarimalala. Jusqu’à aujourd'hui, aucune forme injectable n’a encore été élaborée par l’IMRA (Institut Malgache de Recherches Appliquées) et ni par le centre national de recherche pharmaceutique. Parce qu’il ne faut pas oublier que dès que le CVO sera transformé en injectable, ce ne sera plus un remède traditionnel amélioré. Cette option n’a pas encore été pensée, ni même imaginée par le comité scientifique qui a élaboré le Covid Organics. »Enfin, la directrice des études juridiques de la Présidence explique que « le 3e protocole, qui est à l’essai clinique et qui est basé encore sur une bithérapie, associe 2 médicaments injectables, qui sont déjà utilisés dans d’autres indications thérapeutiques, comme le cancer, et l’autre, c’est un médicament qui est utilisé au quotidien et qui est déjà mis sur le marché. Les 2 médicaments injectables n’ont rien à voir avec le CVO. »Le principe, avec ce 3e protocole, est de proposer au corps médical différentes options pour soigner les malades du Covid-19, avance la médecin. Questionnée sur le nom des deux médicaments utilisés : « Là je ne peux pas encore vous le dire. Puisque le protocole n’a pas encore démarré et puisque ça rentre dans le cadre d’un essai clinique, il appartiendra à l’équipe de recherche, au comité scientifique, de révéler les noms des 2 médicaments injectables. Mais il n’y a pas d’artemisia. Il n'y a pas d'artemisia. »Une affirmation à l’opposée de celle du président de la République. L’OMS, elle, se dit prête à appuyer techniquement les pays désireux de faire des essais cliniques selon des protocoles qui obéissent aux normes et standards internationaux mais affirme n’avoir encore « rien validé ».

Elle est censée aider à lutter contre l'épidémie en traçant les "cas contacts".

Devant l'IHU Méditerranée Infection de Marseille, des habitants s'insurgent contre l'interdiction du traitement à l'hydroxychloroquine des patients atteints par le Covid-19. L'institut dirigé par le professeur Didier Raoult a indiqué qu'il continuerait les traitements les plus adaptés aux patients.

"Ça nous paraît raisonnable, tout à fait contrôlable", assure sur franceinfo Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), à un mois du second tour des municipales.

"En portant un masque, vous me protégez moi, et moi avec mon masque, je vous protège vous" : depuis la première semaine de déconfinement, des "équipages de prévention Covid", mis en place par la Ville, sillonnent les rues de Strasbourg pour accompagner les habitants.

Selon le Centre de prévention des maladies de l’Union africaine, le continent recensait ce mercredi 119 391 cas de Covid-19, et 3 589 décès dus à la maladie. L’Afrique du sud et l’Egypte sont toujours les deux plays les plus touchés par la pandémie. * L’Afrique du Sud débutera son déconfinement partiel le 1er juinAvec près de 25 000 cas confirmés et plus de 500 décès, l’Afrique du Sud est le pays le plus touché du continent. Mais lors du conférence de presse ce mercredi matin, le ministre de la Santé Zweli Mkhize a indiqué que le pays allait passer en « niveau 3 » à compter du 1er juin, tout en identifiant des « points chauds », qui eux resteront au « niveau 4 ». Dans ces derniers cas, dont Johannesburg fait partie, les opérations de veille sanitaire, de tests et de restrictions seront maintenues. « Un système d'alerte au niveau du district aidera à surveiller ceux qui doivent prendre des précautions supplémentaires. Les hotspots émergents doivent être surveillés avec vigilance. Nous devons nous concentrer sur l'émergence de nouvelles infections », a indiqué le ministre. L’Afrique du Sud est l'un des pays africains à avoir imposé les restrictions les plus strictes, en interdisant notamment la ventre de cigarette et d’alcool. * Le Sénégal va continuer avec la chloroquine, dit un responsable sanitaireLe Sénégal va continuer à traiter les malades du Covid-19 avec de l'hydroxychloroquine en milieu hospitalier malgré la publication récente d'une nouvelle étude concluant à son utilisation inefficace voire néfaste, a dit mercredi à l'Agence France-Presse le directeur du Centre des opérations d'urgences sanitaires. « Le traitement avec l'hydroxychloroquine va continuer au Sénégal, l'équipe du professeur Seydi maintient son protocole thérapeutique », a écrit à l'AFP le Dr Abdoulaye Bousso. Ni le professeur Moussa Seydi, infectiologue qui coordonne la prise en charge des contaminés, ni le directeur de cabinet et la porte-parole du ministère de la Santé n'ont répondu aux sollicitations de l'AFP. Mais M. Bousso a indiqué qu'il s'agissait de la position des autorités sanitaires.Une étude menée sur près de 15 000 malades et publiée vendredi dans la prestigieuse revue médicale The Lancet montre selon ses auteurs que la chloroquine et son dérivé l'hydroxychloroquine ne bénéficient pas aux patients hospitalisés et augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque. Elle recommande de ne pas les prescrire en dehors des essais cliniques. En Algérie, un responsable sanitaire a indiqué que le pays ne renoncerait pas à la chloroquine, et le Brésil a dit son intention de continuer à recommander l'hydroxychloroquine contre le nouveau coronavirus.► A lire aussi : Coronavirus: l'OMS suspend les essais cliniques avec l'hydroxychloroquineAliou Sall, frère du président Macky Sall et maire de Guédiawaye, en banlieue de Dakar, a été testé positif au coronavirus. Egalement président de l'association des maires du Sénégal, Aliou Sall indique avoir été interné à l'hôpital Dalal Diam. Á ce jour le Sénégal enregistre 39 décès, 3 253 cas positifs, dont 1 628 actuellement sous traitementPar ailleurs, les préparatifs se poursuivent en vue d’une reprise partielle des cours le 2 juin prochain. Seuls les élèves en classe d’examens (CM2, 3e, Terminale) reprendront le chemin de l’école. Dans le contexte de pandémie de coronavirus, les établissements scolaires sont fermés depuis le 14 mars dernier. Les autorités ont lancé cette semaine une opération de convoyage des enseignants, en mettant à disposition des bus pour leur permettre de rentrer dans leurs localités avant la réouverture des classes. Dans des conditions critiquées par les intéressés. Conséquence inattendue de la pandémie de coronavirus et de l’interdiction des rassemblements sur les plages, une espèce de tortue marine en voie de disparition est réapparue sur la côte sénégalaise, près du site touristique du Lac Rose, à une quarantaine de kilomètres au nord de Dakar. « C'est une tortue qui fréquente beaucoup les côtes mauritaniennes. La dernière fois que nous l'avons aperçue au Sénégal, c'était en 1996 », indique le président de l'Océanium, Youssef El Ali. Mais la quiétude est de courte durée pour ces tortues, désormais victimes du braconnage. * La situation des Marocains bloqués à l'étranger inquièteDepuis le début de l'épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement, ils sont toujours plus de 20 000 marocains bloqués à l'étranger. En cause, la politique sanitaire du royaume qui refuse de rapatrier ses ressortissants. Une situation qui devient ingérable aussi bien sur le plan financier que moral. C'est le cas de plusieurs milliers de Marocains bloqués en France qui attendent toujours de pouvoir rentrer dans leur pays.  * Trois policiers mauritaniens radiés après des traitements humiliantsTrois policiers du Groupement général pour la sécurité routière ont été arrêtés dimanche et radiés mardi de leur corps pour avoir infligé des traitements dégradants à certains de leurs compatriotes interpellés durant les heures du couvre-feu. * George Weah inquiet de l’avenir du sport sur le continentLe président libérien, ancien Ballon d’or, était invité au Africa Sports Ventures Group mardi. Alors que, dans le monde entier, les championnats ont été annulés en raison de la pandémie, le sport africain est au plus mal. « Je suis d'avis que l'avenir du sport en Afrique après le Covid-19 est sombre et qu'il n'est pas garanti de s'en remettre. Il sera urgent de réanimer le football et les autres jeux », a affirmé George Weah. Le 28 avril dernier, la Fifa avait annoncé un déblocage de fonds pour ses 229 fédérations, à hauteur de 138 millions d’euros pour supporter les pertes de ces derniers mois. * La BAD octroie 264 millions d’euros au MarocPour appuyer le « programme d’appui à la réponse de Covid-19 » lancé par le royaume, le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’octroyer 264 millions d’euros au Maroc. « Le programme a pour premier objectif de contribuer à limiter la propagation du virus et à améliorer davantage l’efficacité de la réponse sanitaire des autorités. Ainsi, il contribuera à l’augmentation du nombre de centres hospitaliers habilités à réaliser des dépistages virologiques », indique le communiqué de l’institution. Toujours selon la BAD, ce plan permettra « l’accès au financement des auto-entrepreneurs et renforcera la trésorerie des très petites et moyennes entreprises (TPME). Le résultat attendu est de préserver 75% des emplois affectés par la crise. » Au Maroc, pays peu touché par le nouveau coronavirus avec moins de 8 000 cas officiellement détectés et 202 décès, le confinement est prolongé jusqu’au 10 juin prochain.

Stéphane Sirkis, guitariste historique du groupe Indochine, est décédé à l’âge de 39 ans en 1999. Un drame terrible pour son frère jumeau Nicola Sirkis, le leader emblématique du groupe, qui a tout fait pour l'aider à s'en sortir. Mais de quelle maladie était-il atteint ?

Le ministère français de la Santé a décidé ce mardi 27 mai de bannir l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19. Cela fait suite à plusieurs décisions allant dans le même sens et la publication d'une étude pointant les dangers de ce médicament.  Serait-ce la fin de l’histoire mouvementée de l’hydroxychloroquine en France ? L’avenir de ce médicament dans le traitement du Covid-19 est en tout cas pour le moment bouché. Depuis ce mercredi, il ne peut plus être prescrit en France. Jusqu’alors, hors essais cliniques, il pouvait être administré dans un cadre strict : à l’hôpital, sur décision collégiale, sous surveillance médicale et pour des cas graves de Covid-19. Un décret du ministre de la Santé a donc mis fin à cette possibilité. Les indications habituelles du médicament (lupus, polyarthrite rhumatoïde notamment) restent cependant autorisées. Cette décision fait suite à l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), saisi par le ministre après l’étude de la revue médicale The Lancet. Le HCSP recommande de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine ou la chloroquine dans la prise en charge du Covid-19, quel que soit le niveau de gravité de l’infection, et qu’elle soit administrée seule ou en association avec un macrolide – une famille d’antibiotiques à laquelle appartient l’azithromycine. « Pas la preuve d'un bénéfice »Pour le HCSP, les données actuelles issues de la littérature scientifique « n’apportent pas la preuve d’un bénéfice sur l’évolution du Covid-19 » ; l’instance considère également qu’il existe une toxicité cardiaque de l’hydroxychloroquine, particulièrement en association avec l’azithromycine – il s’agit là de l’association ardemment défendue par le professeur Didier Raoult. L’organisme de santé publique précise avoir analysé les recommandations internationales et les publications sur le sujet, « ainsi que les rapports des centres régionaux de pharmacovigilance rapportant des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires, en lien avec l’utilisation de ce médicament. »Dans la foulée, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé suspendre « par précaution » les essais cliniques évaluant l’hydroxychloroquine. Seize essais testant cette molécule étaient en cours en France ; ils ne pourront donc plus inclure pour l’instant de nouveaux patients. L’agence française s’est alignée sur la position de l’OMS qui, quelques jours plus tôt, avait pris une décision similaire pour les essais qu’elle a lancés avec les pays partenaires. L’organisation va en analyser les premières données avant de se prononcer sur la suite de ces travaux. Ces avis et décisions ne sont donc pas irrévocables, elles peuvent être modifiées en fonction de nouvelles données. Une même ligneLes trois organismes sont sur la même ligne, défendue par la très grande majorité des scientifiques : seuls les résultats d'essais randomisés solides « sur l’hydroxychloroquine, associée ou non à l’azithromycine, peuvent permettre d’apporter la preuve de son efficacité et de sa sécurité », insiste l’ANSM. Autrement dit, pour apporter une telle preuve, il faudrait un essai avec un nombre significatif de patients, tirés au sort, et où un groupe reçoit le traitement à tester, et l’autre, un placebo – à un stade précoce de l’infection si l’on veut évaluer le protocole de Didier Raoult. Pour l’heure, aucun essai clinique robuste de ce type n’est terminé et un certain nombre sont désormais suspendus. L’étude publiée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet et qui, en venant s’ajouter à de précédentes études, a incité les trois instances à réévaluer leurs directives, est quant à elle une étude dite observationnelle rétrospective. Les auteurs analysent les données médicales de patients ayant été pris en charge.  L’étude est très vaste : plus de 96 000 patients, qui ont été hospitalisés dans 671 établissements à travers le monde, ce qui lui donne une robustesse statistique. Les patients ont été « regroupés » selon les médicaments pris – chloroquine, hydroxychloroquine, associées ou non à un antibiotique de la famille des macrolides (azithromycine ou clarithromycine). Les patients ne recevant que des soins courants ont constitué le groupe témoin.Les groupes n’étant pas homogènes (âge, facteurs de risque etc.), les auteurs de l’étude ont tâché d’atténuer ces biais. Leurs conclusions suggèrent non seulement une inefficacité de la chloroquine, et de son dérivé l’hydroxychloroquine, mais aussi un sur-risque d’arythmie cardiaque et un sur-risque de décès. Ainsi le taux de mortalité est de 9,3 % dans le groupe témoin, tandis qu’il est plus élevé dans les autres groupes. Il atteint 23% dans celui des patients traités par hydroxychloroquine et antibiotique. Pour les auteurs, au vu des résultats, ces traitements ne devraient pas être utilisés en dehors d’essais cliniques. A noter qu’il s’agit là d’une corrélation, et non d’un lien formel de cause à effet, même si de précédentes études observationnelles vont dans le même sens et appuient ces conclusions. Pour prouver ce lien, il faudrait un essai clinique randomisé ; c’est d’ailleurs le souhait des auteurs. C’est ainsi que l’on pourra trancher définitivement la question, et mettre un point final à la controverse.

La députée PCF et ancienne ministre des Sports estime que "s’il y a reprise des matchs, il faut qu’on autorise les clubs à organiser de façon très sérieuse le retour des spectateurs dans les stades".

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